Gare d’Altona: le projet du siècle

Il est déjà annoncé comme étant le Jahrhundertprojekt, le projet du siècle. Ce qui fait froid dans le dos quand on connait les aventures de l’Elbphilarmonie, du nouvel aéroport de Berlin (et de l’état du Brandebourg) ou encore la gare de Stuttgart. Gageons que ce projet de nouvelle gare ferroviaire longue distance (Fernbahnhof), soit le projet du siècle à l’échelle de l’ouest de Hambourg. De quoi s’agit-il ? Ni plus ni moins que de fermer la gare actuelle d’Altona et de la déplacer 1,5 km plus au nord au niveau de l’actuelle station de S-Bahn de Diebsteich (voir le cercle sur l’illustration). L’actuel station de S-Bahn d’Altona (souterraine) resterait en service tel qu’actuellement. Le service auto-train serait déplacé encore un peu plus au nord à hauteur de Langenfelde, ce qui correspond à une zone moins dense en habitation comme c’est déjà le cas pour les stations Autozug de Berlin ou de Munich.

Du côté du timing, le transfert doit être fait pour 2023, soit un an avant l’ouverture des JO à Hambourg (au cas où la candidature allemande soit retenue …). En juin 2015, la ville de Hambourg achètera pour 38,8 millions d’euros le terrain de la gare actuelle et la Deutsche Bahn en deviendra alors le locataire… L’accord vient d’être signé entre le maire et le président des chemins de fer. Une fois la gare transférée, la ville de Hambourg lancera un programme immobilier de 1900 logements sur ce terrain de 13 hectares. Ces logements s’ajouteront aux 1700 en cours de construction (la zone hachurée de l’illustration).

Illustration : source BSU

Altona: hommage aux 13 STO morts en 1943

Les Stolpersteine et les fanions vendéensClaude Minguenau sèche discrètement quelques larmes en regardant le Stolperstein  qui vient d’être dévoilé avec douze autres pavés recouverts de laiton, ainsi qu’une plaque commémorative, 1 Jessenstraße à Altona. Les Stolpersteine rappellent le nom de victimes nazies et sont insérés entre les pavés des trottoirs. Celui qui  émeut Claude porte le nom de son père, Pierre Trillaud, mort avec douze autres Vendéens du service de travail obligatoire (STO).  Continuer la lecture